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  • DeBÍ TiRAR MáS FOToS, l’hymne à Porto Rico

    A Porto Rico, le tourisme et la gentrification menacent la population locale de remplacement, face à ces problématiques, Bad Bunny possède une solution : se souvenir.

    La culture caribéenne, même ensevelie sous les gravats du capitalisme, ne disparaitra pas tant que l’on se souvient d’elle. DeBÍ TiRAR MáS FOToS¹ est un hommage au pays natal de Bad Bunny, et à la préservation de sa culture. Benito Antonio, alias Bad Bunny, ne veut pas d’une commémoration posthume de Porto Rico, mais d’une célébration de son vivant.

    L’album comporte 17 morceaux, aux sonorités hispaniques, telles que la bossa nova, le boléro, ou la salsa, présente trois fois sur l’album, dont l’introduction. Ce premier morceau est intitulé NUEVAYoL, qui signifie New York lorsqu’il est prononcé en espagnol avec l’accent caribéen. Avec ce titre, Bad Bunny répond aux rumeurs sur son américanisation, et renoue dès le début avec ses racines, une manière de dire : non, je n’ai pas changé. L’artiste est devenu un pilier de l’industrie musicale hispanophone, puis de l’industrie musicale mondiale, et a contrario de certaines stars, en a profité pour accentuer son engagement politique. Ainsi, il met son île dans la lumière avant lui, comme sur BAILE INoLVIDABLE², où il confie l’instrumentation à l’École Libre de Música Ernesto Ramos Antonini, située à San Juan, tout en gardant le refrain pour lui,  » No, no te puedo olvidar³”.

    L’imagerie de l’album est axée autour d’un vieil homme caribéen, et du crapaud Sapo Concho, animal emblématique de Puerto Rico. Ce vieil homme vit le changement de son quartier, le rock qui remplace le reggaeton, les portoricains laissant place aux états-uniens, et son restaurant local favori qui disparaît. A la place, il découvre un lieu inconnu, un fast food non sans rappeler une grande enseigne occidentale, qui ne fait plus de cuisine tr, augmente les prix et n’accepte ni cash ni ardoise. Le protagoniste est totalement déboussolé jusqu’à ce qu’un jeune lui propose de payer pour lui, en lui glissant une phrase simple mais lourde de sens : “seguimos aquí⁴”.

    DeBÍ TiRAR MáS FOToS, en dehors de son message politique et générationnel, se révèle être un voyage spatio-temporel. Déjà, ses rythmiques dansantes font de l’album un hymne au soleil, du début à la fin, de la salsa à des ambiance club, quelque soit la saison, l’écoute est chaleureuse. D’un autre côté, si Bad Bunny nous transporte, c’est aussi dans le passé. Sur NUEVAYoL, on reconnaît un sample d’Un Verano en Nueva York, une chanson caribéenne populaire datant de 1975. C’est aussi le cas de VeLDÁ, qui reprend un titre des années 2000, No Voy a Esperar Por Ti⁵ en featuring avec Omar Courtz et Dei V, deux jeunes artistes portoricains qui réinterprètent le morceau.


    L‘œuvre a connu un impact culturel dès sa sortie, que ce soit auprès de la communauté caribéenne, ou plus largement de auditeurs des quatre coins du monde. La sincérité et la

    nostalgie de l’artiste ont touché des pays entiers, comme avec la cover de l’album, deux chaises en plastique peu coûteuses et très répandues, qu’on retrouvait ainsi dans de nombreux foyers. Cette cover et toutes les émotions que dépeint Benito Antonio, rendent le projet touchant, et font de DeBÍ TiRAR MáS FOToS un album intergénérationnel.

    ¹ J’aurais dû prendre plus de photos.
    ² Danse inoubliable.
    ³ Non, je ne peux pas t’oublier.
    ⁴ Nous sommes encore là.
    ⁵ Je ne vais pas t’attendre.

  • Annexes

    L’après Népal


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    Cinq ans. Ça fait cinq années que le rappeur Népal a quitté ce monde, laissant derrière lui des œuvres orphelines et des fans endeuillés. Seulement, sa famille, son entourage, eux, sont toujours là et s’efforcent de faire perdurer sa musique et sa mémoire. Népal est décédé le 9 novembre 2019, de causes inconnues. Son identité cachée le restera selon sa volonté, volonté qui était aussi de publier un album : Adios Bahamas, qui sortira ainsi le 10 janvier 2020. Une œuvre posthume qui aurait pu marquer la fin de Népal, mais qui n’a su que renforcer l’amour qui lui est…

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  • L’après Népal

    Cinq ans. Ça fait cinq années que le rappeur Népal a quitté ce monde, laissant derrière lui des œuvres orphelines et des fans endeuillés. Seulement, sa famille, son entourage, eux, sont toujours là et s’efforcent de faire perdurer sa musique et sa mémoire.

    Népal est décédé le 9 novembre 2019, de causes inconnues. Son identité cachée le restera selon sa volonté, volonté qui était aussi de publier un album : Adios Bahamas, qui sortira ainsi le 10 janvier 2020. Une œuvre posthume qui aurait pu marquer la fin de Népal, mais qui n’a su que renforcer l’amour qui lui est porté. Adios Bahamas fut le premier projet abouti du rappeur à être publié sur les plateformes, marquant une réelle différence avec 2016-2018, une compilation de morceaux sortis avant 2019. Ce premier changement a contribué à ce que Népal soit encore un peu plus inscrit dans le patrimoine du rap français, et ainsi dans la mémoire collective. Cet effet s’est encore accentué avec les cinq morceaux supplémentaires que l’artiste avait finalisés, et qu’il prévoyait de sortir, toujours dans le respect de sa volonté, ils seront publiés du 28 septembre au 2 octobre 2020, à la fréquence d’un par jour. L’année 2020 sera ainsi la première sans Népal, mais marquera le début de son éternité.

    En dehors de son œuvre propre, Népal recevra des hommages dans de nombreux morceaux, tels que Docu de Sheldon ou 444 vies de Sopico, deux membres du label qu’il a créé, la 75e session. On retrouve également des clins d’œil dans Avec moi de Limsa d’Aulnay, ou même dans le clip de Spécial de Laylow. Ces hommages traduisent un amour fort et surtout un respect envers la marque indélébile qu’a laissé Népal. Si cette marque ne peut pas être effacée, elle est renouvelée régulièrement notamment par des artistes en dehors de la musique et du rap.

    Par exemple, le collectif 12/12 Adios Bahamas, composé de trois artistes et fondé en 2021 rend hommage au rappeur et à son album posthume, en composant des dessins et des fresques, douze au total pour les douze titres de l’album. Ces fresques sont réalisées dans Paris, dans des lieux symboliques, avec plusieurs techniques telles que des collages, des textes, de la peinture, parfois accompagnés de la sœur de Népal. Ces fresques sont remplacées chaque année, et sont devenues des lieux de recueillement pour ses proches et ses auditeurs. La même année, le site 444nuits.com a été créé, pour rendre disponibles plus facilement ses projets, toujours gratuitement, y compris le téléchargement de ceux-ci. On y retrouve ce qu’il a réalisé en tant que rappeur sous le nom de Népal, mais aussi sous son ancien nom aka Grand Master Splinter, ou encore lorsqu’il était beatmaker et se faisait appeler KLM.

    En parallèle de sa carrière solo, le rappeur parisien a fait partie de 2Fingz, un duo avec Doums, duo qui a sorti notamment La Folie des glandeurs en 2012. Doums a sans doute été parmi ceux qui ont le plus parlé de lui de son vivant et après, comme en interview ou sur les réseaux sociaux. En 2025, pour célébrer le cinquième anniversaire de son album posthume, sa famille a décidé de rendre son œuvre encore plus accessible, cette fois en streaming avec les









    trois projets datant d’avant son décès : 444nuits, 445e nuit et KKHISENSE8. Ce changement aura permis à tous les adeptes de rap de découvrir un peu plus celui qui restera gravé dans ce mouvement. Népal a marqué un grand nombre d’artistes et d’auditeurs tout au long de sa carrière et continue de le faire plusieurs années après son décès. Sa mémoire reste intacte et son œuvre demeure immortelle.

  • Wanted Radio

    Wanted radio est une webradio indépendante depuis 2015 ainsi qu’une association loi 1901, spécialisée dans le hip-hop et basée dans le centre de bordeaux. Elle diffuse de la musique toute la journée, à l’exception de la diffusion de ses émissions. On peut citer notamment Fantaisie, une soirée mensuelle dédiée à la house musique, ou Urban Show, basée sur la musique urbaine locale. L’association est présidée par Samuel Durand, son fondateur et compte plusieurs bénévoles.

    J’ai été en stage à Wanted durant les deux mois de décembre et janvier, ce qui en a fait le premier de mes deux stages. Au sein de cette webradio, mon rôle était principalement de produire ma chronique hebdomadaire centrée sur les actus rap de la semaine, mais j’ai également participé à la préparation de plusieurs Urban Show et au déroulement de ceux-ci. Mes chroniques sont toujours disponibles sur le Instagram de Wanted Radio, même si elles sont désormais obsolètes. Les Urban Show, eux sont accessibles en replay sur Youtube.

    Vous trouverez ici les neuf chroniques hebdomadaires que j’ai réalisées ainsi que les deux Urban Show auxquels j’ai participé.

    Actu de la semaine du 2 décembre
    Actu de la semaine du 9 décembre
    Actu de la semaine du 16 décembre
    Actu de la semaine du 23 décembre
    Récap du mois de décembre
    Actu de la semaine du 6 janvier
    Actu de la semaine du 13 janvier
    Actu de la semaine du 20 janvier
    Actu de la semaine du 27 janvier

    Urban Show du 10 janvier avec Master Veiga
    Urban Show du 24 janvier avec Rap101

  • TACK

    Mon deuxième stage s’est déroulé dans le média Tack, de février à mars.

    Tack est un journal culturel et associatif, fondé en 2020 par Noémie Sulpin et Théo Toussaint et d’autres gens. Le journal existe depuis 2020, il fête donc son cinquième anniversaire cette année, et le journal a connu une évolution certaine. La volonté du média était de créer une publication mensuelle, ayant les étudiants pour public cible et réunissant autour de la culture.

    Tack a connu plus 80 bénévoles au total, pour une cinquantaine en 2025. Ces bénévoles et membres de l’association ont de multiples rôles, administratifs tels que la comptabilité ou le secrétariat, journalistiques avec les articles et l’éditorial, et créatifs lorsqu’il s’agit d’illustrations ou de fiction. Avec autant d’adhérents, les projets se sont multipliés, ainsi le journal papier qu’est Tack s’est développé à travers son propre site internet https://www.lejournaltack.com, mais aussi sur les réseaux sociaux. En effet, Tack se développe beaucoup sur instagram, qui permet la réalisation de projets impossibles sur le format papier.

    Dans ces formats, on peut retrouver les coulisses de l’impression de la version physique, mais aussi et surtout un format d’interview nommé “Le Bouillon”. Le Bouillon est l’un des deux podcast du média d’une vingtaine de minutes, toujours centré sur un artiste musical, souvent local. Le fait d’avoir l’outil reels sur instagram ajoute la dimension vidéo à ce podcast et le rend plus vivant et humain, effet qu’il est toujours difficile d’atteindre dans les numéros imprimés. Sinon, la version audio est également disponible sur les plateformes de streaming (Apple music, Spotify), à l’image du second podcast. Pagaille, Rap en désordre est un podcast musical à l’image du Bouillon, mais centré sur un style musical : le rap. Celui-ci n’a pas de dimension vidéo, il est diffusé en direct sur Radio Campus un jeudi sur deux et se retrouve aussi en streaming par la suite. Il comporte une interview d’un acteur de la scène émergente rap locale, mais aussi des chroniques de projets sortis récemment, que j’écris régulièrement depuis le mois de novembre 2024. A côté de ces podcasts, Tack participe et organise de nombreux événements, parfois par besoin de financement ou simplement par esprit créatif. On peut citer par exemple le karaoké géant annuel qui est un projet très peu lucratif, ou le festival Garorock ou des bénévoles de tack collectent les déchets afin de rémunérer le média. 

    Si Tack a plusieurs facettes, celle qui réunit et fédère le plus, c’est la version papier. Elle est apparue dès qu’il a été possible de l’imprimer, en septembre 2020, avec 250 exemplaires par numéro. Aujourd’hui ce sont 1500 Tack qui sont publiés à chaque édition, puis distribués dans 10 communes de la métropole bordelaise et dans 75 points culturels de celle-ci. A l’origine, Tack est un journal mensuel qui se réfléchit en thèmes annuels et mensuels. Par exemple, l’année 2024 était axée sur les expressions françaises, et le numéro de janvier s’appelle “se jeter dans la gueule du loup”. 2024 a connu également le changement de format du journal, le mensuel de huit pages est devenu un bimestriel de 24 pages. Ce changement est parti d’une volonté d’être plus libre dans la rédaction et d’avoir plus de temps et d’espace pour rendre les parutions plus qualitatives. Le nouveau format est désormais composé de deux faces et deux thèmes, le dernier numéro en date est le premier bimestriel et traite de la mémoire et du refuge. On peut y retrouver deux posters à l’image des thèmes, de nombreuses rubriques et articles qui dépeignent ce que fait le média de plus varié.

    Tack se veut apolitique mais reste engagé dans les sujets qu’il traite, comme la santé mentale ou la sexualité. Son bureau est composé de dix bénévoles qui contribuent à la vie du média.

    Vous trouverez ci dessous les podcasts dans lesquels je suis apparu, ainsi que mes productions pour Tack.

    Pagaille du 21 novembre
    Pagaille du 5 décembre
    Pagaille du 16 janvier
    Pagaille du 30 février
    Pagaille du 13 février
    Pagaille du 27 février

    Interview des finalistes du Tremplin Pulsations

    Mes autres productions

    Le podcast :

  • Un événement qui m’a marqué

    La journée du 27 février 2025 a été très marquante pour moi, pour la simple raison que j’y ai accompli un grand panel d’actions qui m’ont appris et éclairé.

    Cette journée a débuté par la finalisation d’un article de que je devais écrire pour le journal papier, sur le thème de la mémoire. En effet, les thèmes du numéro d’avril 2025 sont le refuge et la mémoire, et on m’a confié la tâche de rédiger deux articles, dont un pour la rubrique Pagaille (la version papier du podcast) qui parlerait donc de musique.L’article traite de l’album DeBÍ TiRAR MáS FOToS de Bad Bunny et de son hymne à la culture portoricaine. J’aurais pu le terminer plus tôt mais étant ma première parution en dehors des cours, je voulais en être fier et j’ai réussi à l’être. Après avoir conclu cette première mission, je me suis dirigé vers la deuxième : la commission.

    La commission du 27 février, organisée par le Crous Bordeaux-Aquitaine, consiste à l’attribution ou non de subventions aux associations qui les sollicitent. Avec une bénévole, Lou, j’ai étudié le dossier de financement de Tack et je me suis préparé à la réunion en amont. Ainsi, nous sommes arrivés avant la commission de 14h et nous avons commencé à défendre notre projet. Il fallait expliquer ce qu’est Tack, notre projet ainsi que nos nouveautés, puis la raison de notre besoin de financement. J’y ai appris le fonctionnement d’un média associatif, surtout sur le plan financier et comment le faire marcher. Après la réunion avec le Crous, fructueuse au passage, je suis parti en direction d’un domaine qui me parle plus, le rap.

    Yamä est un rappeur de Bordeaux, et pour la sortie de son ep Droit Dans Les Yeux, il a organisé une release party au bar Le Pulp. Pour l’occasion, Tack et Yama ont convenu d’une interview pour le podcast Le Bouillon. Théo, fondateur du média et bénévole, m’a ainsi invité à conduire l’interview avec lui, à 17h30. Une fois arrivé, j’ai pu échanger avec l’équipe de Yamä, et les organisateurs de la soirée. C’était très enrichissant de découvrir les points de vue d’artistes et de médias, et leur façon de traiter cet événement. C’était aussi l’occasion de m’entraîner à l’interview filmée, jeu auquel je me suis peu prêté auparavant, et le format Bouillon de Tack le permettait. L’interview qui devait durer vingt minutes a effleuré les quarante, grâce à Yamä qui s’est révélé très expressif, et Théo très pédagogue. Je suis reparti du Pulp avec mon collègue et des étoiles plein les yeux en direction de ma dernière mission du jour : Pagaille.

    Tack possède un deuxième podcast musical qui se nomme Pagaille, Rap en désordre. Il est diffusé d’abord en direct sur Radio Campus Bordeaux un jeudi sur deux de 20h à 21h avant de l’être sur les plateformes de streaming.. Une des chroniques m’a été confiée, dans la deuxième partie de l’émission. Ainsi j’ai ma place à la table de ceux que l’on écoute pour avoir un avis, tout en pouvant assister aux autres séquences. L’heure d’émission s’est écoulée en ce qui m’a paru une seconde, mon passage était grisant et j’ai posé plusieurs questions à l’artiste interviewé, Martyr.

    L’organisation, l’euphorie et les échanges que j’ai pu avoir m’ont conforté dans la voie que je prends, et que le milieu que je m’efforce d’intégrer semble m’ouvrir ses portes avec plaisir.